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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 02:11

- Alors Spaulding vous annoncez comme ça que c'est notre dernière séance ?

- C'est exact la psy. Je pense que nous avons fait le tour du sujet et il me faut passer à autre chose désormais.

- Si vous voulez, mais pas de regrets ?

- Un regret quand même celui de n'avoir pu devenir son ami

- Son ami c'est  à dire ?

- Hé bien cela aurait pu être, d'abord, de pouvoir échanger librement.

- Et cela a été impossible

- Totalement la psy, le nombre de fois où je me suis fait flinguer sans comprendre pourquoi ...

- Flinguer ?

- Oui c'est bien sûr une manière de parler mais qui colle assez bien avec le personnage.

- Mais si l'amitié était impossible, l'amour, lui, était peut être possible ?

- Certainement, mais pas avec moi.

- Avec qui ?

- Quelqu'un d'autre

- Vous pensez qu'elle a une autre personne dans sa vie ?

- Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Et de toute façon on n' était ni sur la même route ni dans le même monde

- Et alors ? Il faut être sur la même route dans le même monde pour pouvoir faire l'amour .. pourquoi pas être du même sexe pendant que vous y allez ?

- La psy c'était pas possible c'est tout

- Donc pas de regret ni de vague à l'âme ?

 

- Non parce que la personne valait le coup

- Attention à votre vocabulaire Spaulding

- Non je veux juste dire que je ne regrette pas de l'avoir croisée

- C'était quoi ses qualités

- Énormément de défauts

- C'est pas des qualités

- A ce point si ! Mais en faisant un gros paquet avec tout ça on obtient quelqu'un qui ne peut laisser insensible.

- Vous la trouviez belle ?

- Très.

Maintenant la psy, si vous en êtes d'accord, je pense qu'il serait bon que les lecteurs de ce blog sachent qui vous êtes.

Peut-être qu'eux aussi pourraient bénéficier  de vos conseils et de votre capacité d'analyse.

- Pourquoi pas Spaulding un peu de publicité ne fait jamais de mal. Mais je ne veux pas tomber seule et vous devez vous aussi dire le nom de la personne qui a été le sujet de nos entretiens.

- Vous avez raison la psy mais je préfère l'écrire plutôt que de le dire. Des gens pourraient nous écouter. De nos jours on s'offusque d'un rien.

- Comme vous voudrez Spaulding, on n'est jamais trop prudent.

 

La psy tendit une feuille de papier à Spaulding qui sortit son stylo à damiers noirs et blancs.

 

- Cela me fait quelque chose la py que de dévoiler son nom.

- Je vous comprends mais vous devez le faire. Vous devez lui montrer que désormais vous n'avez plus peur d'elle. Un peu de courage Spaulding !

 

Spaulding regarda la feuille de papier blanc. Commença à tracer une première lettre ... lorsque le coup de feu retentit !

 

Au début il ne se passa rien, puis une tache rouge recouvrit la lettre que Spaulding avait écrit. La tache rouge s'agrandit de plus en plus jusqu'à en recouvrir la totalité de la feuille,

 

- C'est qu'il l'aurait fait cet animal ! dit une voix féminine à la psy, en soufflant la fumée de son revolver. 

- Tu sais bien que "les cons ça ose tout c'est même à çà qu'on les reconnaît " .

 

La voix féminine posa ses lèvres sur celles de la psy. Les deux femmes échangèrent un long baiser d'amour.

 

- Je t'aime très fort.  Viens !

Dit la voix féminine.

Elle prit la psy par la main et l'emmena dans un pays où le soleil est roi où l'amour est  loi et où elle est reine.

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Mirabelle 16/01/2011 10:15


Bon et maintenant, tu vas nous parler d'en haut ??? c'est quoi le nouveau nom de ton blog ???


diag-avec-la-psy.over-blog.com 16/01/2011 15:48



;-)


 



Martine 15/01/2011 19:16


Jolie épitaphe :)
Cependant, la faucheuse a été trop présente dans ma vie l'année passée, pour que cela m'amuse meme virtuellement.
Ceci dit, jolie référence à al-Kitab avec le stylo noir et blanc et le rouge sang.


luciolebrune 15/01/2011 18:49


Ci-gît Spaulding, qui nous enchanta par ses récits et sut nous tenir en haleine... jusqu'à la dernière goutte (de sang).

Lui qui aimait trop la femme pour s'en contenter d'une seule, n'a pas eu le temps de rédiger son testament. Combien seront-elles à le pleurer ? Il n'a laissé aucune instruction sur les dessous
qu'elles devront porter à son enterrement.

Pour une dernière vision de ce qui fut son paradis terrestre avant la 1ère pelletée de terre, quand on le descendra dans sa dernière demeure, je prierai celles qu'il a désirées de ne pas mettre de
slip sous leur jupe ou robe, afin de lui laisser emporter l'image d'une multitude de merveilles entre des rangées de jambes écartées...

Et, peut-être, le faire ressusciter pour qu'il reprenne son clavier et nous raconte d'autres histoires...


diag-avec-la-psy.over-blog.com 15/01/2011 21:21



 Waouh ! Effectivement ... de quoi réveiller un mort :-))


Merci Luciole pour cette belle épitaphe.


Le fétichisme de Spaulding n'étant pas un de ses moindres défauts certaines personnes insinueraient que les culottes dont tu parles auraient été "dérobées" à l'insu de leur plein gré et gardées
précieusement telles des talismans par Spaulding himself ;-))


 



Martine 15/01/2011 16:22


Ultime provocation, une facon de boucler l'ouvrage, je suppose.
J'espère qu'elle vous lit, peut-etre vous prendra-t-elle en pitié, pas drolatique du tout votre dernier billet.
Bonne chance à vous et vos nouveaux projets.


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