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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 05:20

Polum polum polum, palaloum palaloum … palam !

Quand la psy avait ouvert la porte de sa salle d’attente elle avait un grand sourire. Ca l’amusait nos séances à la psy.
Mais lorsque je passais en chantonnant devant elle, en entrant dans son bureau, son sourire s’était transformé en un regard soupçonneux et inquiet.

Inquiet, car d’un malade heureux à un malade guéri il n’y a qu’un pas. Et c’était du chiffre en moins … elle avait commandé la piscine la psy, s’agissait pas que je lui fasse faux bon.

Consciente du risque d’une possible guérison. Elle ne dit rien et resta aux aguets.

- Je suis super content la psy, on m’a fait des compliments, je suis super content.

La psy pouvait être rassurée. Un risque de guérison n’était donc pas du tout envisageable dans l’immédiat et cela tiendrait bien jusqu’à l’achèvement de la piscine.

- Et puis j’ai suivi les recommandations d’Hervé, j’ai relu le Misanthrope.

- Alors , parano l’Alceste ?
- Franchement je dirais pas ça. Il me semble plutôt idéaliste. Bien sûr il a une difficulté à pouvoir vivre son amour avec Célimène car il est plus intéressé par lui-même que par celle-ci, mais de là à la classification parano cela me semble beaucoup.
Dans les personnes que je connais pouvant relever de cet étiquetage le rapport de domination et donc de soumission me semble plus central, plus omnipotent qu’il ne m’apparaît chez Alceste. Il cherche la rupture plus qu’il ne teste l’attachement de Célimène.  Plus on fait mine de s’éloigner, plus l’autre, comme par réflexe, va s’accrocher encore un peu plus à vous.

- Pourtant cela casse parfois.
- Oui mais pas parce qu’on a trop tiré sur la corde, on ne tire jamais assez, mais parce que l’on s’est persuadé d’être le seul homme qu’elle puisse aimer. Cette certitude est notre mort.
Il ne s’agit plus alors que d’une question de temps … le temps qu’elle en trouve un autre.
Vous croyez voir dans ses yeux le sentiment de votre grandeur, elle ne voit plus de vous qu’un dossier ficelé empaqueté qu’elle s’apprête à mettre dans le tiroir du bas de son bureau après y avoir collé un coup de tampon « Archive ».
Aimez vous être punie en amour la psy ?

- Euh, faut s’entendre sur les termes si je n’ai aucun goût pour une violence physique qui me serait exercée, j’avoue qu’un petit sentiment de punition …
- Vous facilite la pratique de cochonneries …

- Excusez moi Spaulding, juste une chose c’est votre blog ou le mien ?
- Ne vous en faites pas la psy, s’il y avait lieu, c’est chez moi que la gendarmerie viendrait.
- Ah ! Très bien…
- Donc la psy vous êtes tout à fait normale
La punition est une friandise de plaisir que vous appelez en plus. Mais votre relation physique ne tourne pas qu’autour de cela.

- Mais Spaulding vous avez déjà avoué un fétichisme du pied et votre excitation à la vue de sandales sexy avec lanières de cuir enserrant les chevilles …

- Nous ne parlons pas de moi la psy. Ne cherchez pas à détourner la conversation.

Donc le parano s’il cherche la punition peut à l’inverse vous en infliger une s’il sent une faiblesse de votre part. La faiblesse perçue l’excite comme l’odeur du sang excite le fauve.

- Et là ?
- Faut déclencher l’airbag.
- C'est-à-dire ?
- Vous lui avouez l’amour que vous avez pour elle.

- Mais elle va prendre ça comme un aveu de faiblesse et va vous le faire payer très cher.

- Oui mais elle aura pas le temps car ce genre de déclaration fout immédiatement le bordel dans la relation. Et cet airbag sentimental va vous empêcher d’aller lui percuter le tableau de bord.

- Arrêter Spaulding, là c’est intéressant. Vous faites le parallèle entre l’airbag qui  protège mais sépare et la poitrine de la femme qui rassure mais sur laquelle on peut se faire mal. Comme dans une dialectique où …

- Non, mais la psy, là on a vraiment pas le temps.

- Bon mais là il ne s’agit que d’amour donc que de conséquences individuelles, dans le cas d’une demoiselle faisant de la politique les conséquences peuvent être plus grave

- Vous en faites donc pas la psy. Elle est douée pour la politique comme l’est un fer à repasser pour faire des acrobaties aériennes.

- Faites quand même gaffe à ce que vous dites Spaulding.
D’abord un fer à repasser ça peut faire des acrobaties aériennes et après un double tonneau, suivi d'une boucle carpée et d'un retour en vrille, le fer à repasser il pourrait vous retomber méchamment sur la tronche sans que vous l'ayez vu arriver.

- Ne vous en faites pas la psy, je sais me garer à temps.

- Je l’espère pour vous. Mais vous en pincez toujours pas un peu pour elle ?

- La psy vous êtes terrible vous ramenez toujours la conversation sur moi... on ne sait rien de vous ... et justement,  cette divine punition … concrètement …

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