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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:33

Je regardais  mes mains, mes doigts écartés  …incrédule.
C’était par là, entre ces doigts, qu’elle avait réussi à s’échapper.


-    Mais Spaulding vous n’allez pas passer toute l’heure à regarder vos mains.
-    La psy, c’est bien la psychanalyse qui dit que lorsque l’on peut parler des choses et des problèmes ceux-ci  s’évanouissent par un phénomène  magique.
-    Non Spaulding, pas de magie mais de longues études de psychologie. C’est pour cela que ça vous coute si cher.
-    Mais là psy c’est bien ça, en parlant, qu’on  guérit ?
-    Oui, mais ça doit être plus compliqué, ça dépend. Faudrait que je relise un peu. Cà fait longtemps tous ces cours à la fac de psycho. Je  me rappelle plus très bien et puis quand je faisais çà j’étais tellement hyper mal dans ma peau. A l’époque je sortais de …
-    La psy, on s’en fout  on est là pour parler de moi.
-    Oui, vous avez raison Spaulding, excusez moi Spaulding ..


La psy me jeta un regard noir en disant ces paroles polies et rassurantes.


-    Oui donc la psy  j’ai réussi à parler de mon immense et lourd secret à  quelqu’un.
-    Madame Spaulding ?
-    Non madame Spaulding se tape de tout ça depuis longtemps. Non, un ami.
-    Et alors
-    Et alors rien, y voyait pas le problème et donc à cause de la psychanalyse moi non plus.
-    Bon alors y a plus de problème, et puis de toute façon elle s’est barrée ?
-    Oui
-    Donc y avait déjà même pas de problème. D’ailleurs Spaulding elle s’est barrée comme madame Spaulding et … comme toutes les autres.


La psy en bonne professionnelle ne jugeait jamais ses clients... mais elle avait la rancune  tenace.


-    C’est bien ça Spaulding comme toutes les autres elle s’est barrée.


C’était vrai pour toutes les autres mais pas pour madame Spaulding. Mais ça lui faisait manifestement plaisir à la psy .


-    D’ailleurs vous finirez tout seul Spaulding c’est moi qui vous le dit.


Bon j’avais beau être aussi serein qu’une rangée de moines  tibétains en méditation,  je voyais vraiment pas où elle voulait en venir la psy.


-    Et puis vous êtes malheureux Spaulding hein que vous êtes malheureux ?
-    Non je ne suis pas malheureux … je suis triste.
-    C’est pareil  Spaulding, inutile de jouer sur les mots avec moi.
-    Je joue pas, je dis que je suis pas malheureux parce  que j’en  attendais pas d’être heureux. Je suis triste parce qu’il n’a pas été possible de trouver un lien.
-    Mais c’est pareil Spaulding et d’ailleurs  c’est bien fait pour vous …


La  psy s’était brusquement levée et gesticulait à tout va.
A force de grands moulinets de bras, elle s’en était déséquilibrée, elle glissa vers moi et tomba sur mon fauteuil. Sa tête percutant le montant la laissait à moitié évanouie dans mes bras.
Ce corps que  j’avais si souvent serré par amour n’était plus qu’un tas de viande lourdement …  inerte.
Mais qu’est-ce qu’il lui arrivait à la psy ?

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