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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 06:51

- Nous nous sommes rencontrés le 14 décembre chez des amis. Son magnifique sourire, ses doigts fébriles, inquiets qui ne savaient plus où aller avaient touchés mon coeur et mis le trouble dans mon esprit ... mais ... La psy ...

- Continuez Spaulding !

 

Voilà plus de quinze jours que La psy obligeait Spaulding à raconter sa dernière liaison amoureuse. Pour cela elle l'appelait à tout moment, tôt le matin  tard le soir à n'importe quel moment de la journée. Spaulding commençait à craindre ce coup de fil et maintenant il n'en pouvait plus. 

Au début lorsqu'il se racontait Spaulding avait l'impression de livrer un secret unique, une pépite, un joyau de l'amour qui avait profondément marqué sa vie et au delà très certainement l'histoire de l'humanité toute entière.

Mais désormais les mots tombaient les uns après les autres comme de la fausse monnaie qui s'empilait en un tas qu'il avait cru être un trésor.

 

- Mais La psy pourquoi vous me persécutez en m'obligeant à raconter encore et encore cette histoire ? Oui j'ai aimé cette femme ...

- Non !

- Non ! Comment ça non ?

- Non vous n'aimiez pas cette femme. elle remplaçait l'amour que votre mère ne vous a pas donné. Ce que vous appelez amour n'était juste que peur de la perdre.

- Mais j'avais peur de la perdre parce je l'aimais ...

- Spaulding arrêtez de parler de chose que vous ne connaissez pas. Vous n'étiez pas en amour vous étiez en addiction.

- En addiction ?

- Oui en addiction, en dépendance d'elle. Mais est-ce que vous vous intéressiez vraiment à elle ?

-  ... j'en suis pas très sûr.

- Vous vous sentiez libre ou en prison ?

- En prison

- Spaulding l'amour libère ouvre les portes et ne tisse pas de fils qui vous emprisonnent.  

- Mais alors pourquoi me persécutez vous à ressasser toujours cette histoire ?

- Parce qu'une addiction se soigne comme une addiction. Et qu'en vous obligeant à raconter je vous ai donné le dégoût de cette histoire et maintenant vous êtes libre de vivre pleinement votre vie.

 

- Alors là ! là les enfants vous m'avez fait chialer !

Michel venait d'arriver sur le plateau.

- Et toi Ma psy comme tu peux être horrible quand tu le veux ... comme je t'aime quand tu es comme ça.

Il serra très fort Spaulding dans ses bras, la psy les rejoignit.

De leurs mains, de leurs corps l'émotion monte et atteint le coeur de chacun d'eux ... leurs lèvres se touchent.

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